Plouf

ya estas perdido

Je nage dans l’incertitude. Tout se casse la gueule. L’incertitude fait partie de ma vie, le doute sur mon avenir a toujours été présent, mais ces dernières années, mes études étaient ma tanière, ma sécurité, je savais où j’allais, au moins à ce niveau-là. Et me voilà à cinq mois de finir mes études, avec comme seul point de repère un énorme point d’interrogation qui me nargue. Pas de projet d’étude, encore moins de travail, aucune idée d’où je vais vivre et avec qui, pas d’amoureux, pas de thune. Le grand vide. J’ai toujours fuit le trop plein de sécurité, l’engagement sur le long terme, parce que je suis avide de découverte et d’expériences nouvelles, parce que la fixité m’angoisse. Se lever tous les matins en sachant à l’avance de quoi serait faite la journée à venir, et la suivante, et la suivante encore, a toujours déclenché chez moi des sueurs froides. Oui, mais là, le grand vide m’oblige à me confronter à ce que je déteste le plus au monde : prendre des décisions. Toutes les possibilités sont ouvertes, je peux aussi bien choisir d’aller faire du patin à glaces à Pétaouchnok que d’aller vendre des chouchous à Saint Trop’, alors voyez-vous tout ça me laisse un peu perplexe. Dans ces cas-là, les gens de bons conseils vous rassurent en vous incitant à prendre une année sabbatique, pour réfléchir qu’ils disent. Sauf que bon, j’ai bientôt 27 ans, un bac+5 qui ne me promet aucun job à la clé, un colossal ras-le-bol de faire des tafs de merde pour survivre, et que dans un an, la situation sera la même sauf que j’atteindrais les 28 ans. Autrement dit, une année sabbatique sonne dans ma tête comme une année de plus à être paumée.

Mais alors, que faire de moi ?

Ya estás perdido, se trata de encontrarte y solo estás dentro de ti
Existe el amor lo demás no es real
Uno es aquello que es su atención
Ama hasta que te duela
No basta ser sino existir

A présent tu es perdu, tu dois te trouver, tu es seul en toi
L’amour existe, le reste n’est pas réel
Chacun est selon l’attention qu’on y porte
Aime jusqu’à ce que ça te fasse mal
Il ne suffit pas d’être, il faut exister

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